Ville de Carhaix

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Trois rendez-vous pour marquer les commémorations du 11 Novembre 1918

La volonté de marquer les commémorations de l'Armistice du 11 Novembre 1918 est clairement affichée par la Ville de Carhaix. En plus de la cérémonie commémorative, elle sera partenaire, cette année, de deux rendez-vous culturels axés sur la Première Guerre mondiale : la pièce de théâtre proposée le 17 novembre par Strollad ar vro Bagan, ainsi que la conférence "Carhaix dans la Grande guerre" de l'historien Guy Malbosc du 19 novembre prochain. Deux événements qui se tiendront à l'Espace Glenmor.

De gauche à droite : Jean-Marc Antoine, conseiller municipal délégué aux ressources humaines et aux cérémonies patriotiques ; Serge Couteller, adjoint à la culture et à la vie associative ; Pierre Sibéril, directeur de l'Espace Glenmor ; Michel Négaret, président de l'UTL COB.

La cérémonie du 11 Novembre : rendez-vous à 11h devant la mairie


La municipalité de  Carhaix, les associations patriotiques et leurs portes-drapeaux invitent la population ainsi que les écoliers à assister nombreuse aux cérémonies commémoratives du 97e anniversaire de l'Armistice du 11 Novembre 1918, mercredi 11 novembre.
Le rassemblement aura lieu à 11 h, place de la Mairie. A 11 h 15, une gerbe sera déposée au monument aux Morts de Plouguer. A 11 h 30, une autre gerbe sera déposée au monument aux Morts de Carhaix-Plouguer, place de Verdun.

 

"Frankiz, les Bretons dans les guerre" le 17 novembre

Une vingtaine d'acteurs de Strollad ar vro Bagan seront sur la scène du Glenmor pour cette pièce de théâtre qui sera donnée le 17 novembre, une première fois en français à 14h pour les scolaires, puis une seconde fois à 20h30 en breton pour tout public.

L'histoire ? En 1959, Ifig un jeune soldat breton quitte sa famille pour aller en Algérie « maintenir l'ordre ». Des femmes se joignent à sa mère et sa fiancée pour les soutenir dans leur chagrin. Elles portent des marionnettes, soldats des différentes guerres. Elles racontent le destin de ces soldats dans les guerres françaises, et en particulier les guerres coloniales. Colonisation de l'Algérie à partir de 1830, le destin tragique de l'armée de Bretagne au camp de Conlie (1870), Marianne et ses colonies, la guerre 14-18, le soulèvement de Madagascar en 1947, la guerre d'Indochine (1945-1954) et la guerre d'Algérie (1954-1962). Comment les Bretons ont vécu ces guerres, quels regards portent-ils sur les peuples qu'ils ont côtoyés et combattus ? Ont-ils su rester humains sans sombrer dans la barbarie? Frankiz est aussi une réflexion sur le colonialisme et le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes, et porte un message de paix et de tolérance. Ce spectacle a été composé à partir de témoignages de soldats, marins ayant vécu différentes guerres et de travaux d'historiens.

Théâtre en breton, Mardi 17 novembre, Espace Glenmor, à 20h30. TP : 10€ / TA et TR : 7€ / TS : 5€.

 

Conférence : "Carhaix dans la Grande Guerre" le 19 novembre

Cette conférence organisée par l'UTL sera animée par Guy Malbosc, passionné d'histoire, qui travaille depuis trois ans sur un livre dédié à Carhaix pendant la Première Guerre mondiale. Un livre en cours d'écriture qui paraîtra aux éditions Ouest-France.

Pour ce passionné, "Carhaix est le type même du chef lieu de canton rural centralisant la majorité des commerces et des services. Dans les années 1890, l'arrivée du train accélère l'évolution économique et politique de la ville. C'est donc sur une ville radicale, dont les jeunes ont été formés par les hussards noirs de la République, que tombe la Grande Guerre. Sans grandes surprises, les rares archives montrent de quelle manière Carhaix traverse cette épreuve. Le patriotisme évolue selon les besoins de la Nation."
" De 1914 à 1917, un hôpital improvisé accueille des blessés légers, pendant que l'école glorifie les hommes disparus et utilise les enfants comme vecteurs des emprunts nationaux. Le tournant se situe en 1917 : la crise économique devient sensible et les pertes sont telles que l'école réoriente le patriotisme vers l'agriculture, qui manquera de bras lorsque la paix sera revenue. Après la victoire, la ville fête ses héros disparus, dont le sort a mis parfois des mois, voir des années, pour être notifié aux familles. Les héros rescapés, valides et grands blessés, ici comme ailleurs, poussent à l'élévation d'un monument aux morts, tant la place manque sur la statue de la Tour d'Auvergne  pour inscrire les 200 noms. Carhaix compte d'authentiques héros, du 118e, du 19e et de biens d'autres régiments. Le député-maire de l'époque, Ferdinand Lancien, médecin, est l'un des parlementaires s'étant portés volontaires pour le front, où il prit des risques pour secourir les hommes du 118e. "

"L'an prochain, nous comptons bien proposer une nouvelle conférence sur la Première Guerre mondiale dont le thème sera, cette fois-ci, la place des femmes dans le conflit", souligne Michel Négaret, président de l'UTL du Centre-Ouest Bretagne.

Conférence publique et gratuite, jeudi 19 novembre à 14h, à l'Espace Glenmor (2h).

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