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Parlez-vous breton ?

Un Carhaisien sur trois est brittophone, indique l'enquête de l'Office public de la langue bretonne menée lors du dernier recensement de l'Insee. Une proportion de locuteurs quasi stable, en attendant l'ouverture de nouvelles filières dans les écoles.

 

Selon la dernière enquête de l'Office public de la langue bretonne, près d'un Carhaisien sur trois déclare savoir parler breton (30%). Avec cette part de brittophones, Carhaix fait la course en tête dans le Finistère, dont la part des locuteurs parlant breton est en moyenne de 14%. Et par rapport à la dernière enquête réalisée en 2012, à Carhaix, cette proportion est restée pratiquement stable (31%).

Ces pourcentages masquent un nombre de brittophones actifs un peu en recul. En 2017, très exactement 2165 Carhaisiens ont déclaré savoir parler breton. C'est 227 de moins qu'en 2012. Dans le même temps, la population carhaisienne a elle aussi un peu diminué, de 5%. D'où la quasi stabilité observée, explique l'Office public de la langue bretonne dans son étude. Près de deux Carhaisiens sur trois ont déclaré avoir au moins quelques connaissances en breton. Quant à la proportion de locuteurs alphabétisés, sachant lire et écrire en breton, elle est de 21%, indique encore l'enquête. Ce taux, lui, est en hausse, par rapport à 2012 (17%). Et là encore, c'est plus que dans l'ensemble du Finistère (15%).

Dans le même temps, la part de la population de Carhaix déclarant n'avoir aucune connaissance a augmenté elle aussi, passant de 36 à 41%. L'enquête de l'Office public de la langue bretonne fait apparaître des points forts et des points faibles.

Les compétences linguistiques varient fortement en fonction de l'âge. Ainsi, la part des Carhaisiens ayant au moins quelques notions en breton est en net recul dans les tranches d'âge 40-59 ans (-12 points) et chez les 60-79 ans (-11 points). De manière plus générale, la pratique du breton est marquée par un véritable « trou générationnel, rappelle Erwan Le Coadic, chargé de développement à l'Office public de la langue bretonne, à Carhaix. « Il y a une génération à qui on n'a pas transmis la langue, les parents ayant arrêté de parler breton à leurs enfants », développe-t-il. La classe d'âge des 20-39 ans (les personnes nées entre 1977 et 1977) reste celle où l'on connaît le moins le breton (40% des personnes interrogées). Et pour ce qui est de parler couramment la langue, le taux tombe à 9% dans cette tranche d'âge.

Les plus de 80 ans sont les plus nombreux à déclarer au moins quelques notions en breton (89%). Et aussi à parler la langue (71%). Ces chiffres font redouter une baisse du nombre de brittophones à l'avenir. A moins qu'une progression de l'apprentissage à l'école ou par les formations ouvertes aux adultes permette de compenser cette baisse du nombre de locuteurs.

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