Ville de Carhaix

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30e anniversaire du Festival du Livre en Bretagne les 26 et 27 octobre : "Bretagne est univers !"


Le festival du livre en Bretagne est devenu au fil des années un rendez-vous incontournable pour celles et ceux qui  aiment les livres en Bretagne. C'est une visite qui s'impose pour les professionnels : libraires, bibliothécaires, universitaires... Cette année, il aura lieu samedi 26 et dimanche 27 octobre, à l'Espace Glenmor, de 10h à 19h (entrée gratuite).

L'évènement est unique en Bretagne. Il permet le temps d'un week-end de rassembler quasiment l'ensemble des maisons d'édition de la région, qu'elles éditent en langue française ou en breton. Beaucoup d'éditeurs calent des lancements de livre sur la date du festival du livre de Carhaix. C'est un gage de succès, une référence, parce que beaucoup de leaders du domaine culturel y viennent. C'est aussi un lieu de rencontres et d'échanges entre les professionnels du livre, les auteurs, les lecteurs...

Chaque année, près de 300 auteurs, des plus connus aux anonymes, sont présents sur les différents stands. Toutes les disciplines sont représentées (littérature, poésie, histoire, linguistique...) dans nos deux langues, le breton et le français.
C'est la plus grande librairie de Bretagne pendant deux jours et son succès populaire avec des milliers de visiteurs s'inscrit dans la durée puisqu'il célèbre cette année sa trentième édition...

30ème anniversaire du Festival du livre en Bretagne de Carhaix : Une édition grande ouverte sur le monde !


La 30ème édition du Festival du livre en Bretagne de Carhaix aura lieu comme chaque année le dernier week-end d'octobre. Le thème choisi par les organisateurs sera en toute simplicité la fameuse phrase de l'écrivain Saint-Pol-Roux : « Bretagne est univers ! ». Comme chacun le sait, la diaspora bretonne est partout dans le monde. Ce que Saint-Pol-Roux exprimait en ces termes : « un de ses gâs sur chaque motte de la terre/un de ses gâs sur chaque lame de la mer ».
En côtoyant depuis des lustres les autres peuples et les autres cultures, les autres langues... la Bretagne s'est bâtie une solide identité, ouverte sur le monde, faite de tolérance et de curiosité à l'égard de la diversité. En ces temps de confusion et de repli sur des notions d'exclusion, de la « peur de l'autre » et de flatterie à l'égard des bas instincts de l'Homme, le Festival ouvrira largement ses portes et ses fenêtres à des auteurs issus de peuples vivant parfois chichement ou confrontés à des conflits susceptibles de porter atteinte à leurs libertés fondamentales.
La culture en général et la littérature en particulier peuvent sans doute aussi être des traits d'union entre les peuples. Elles doivent permettre de mieux se connaître, de mieux s'apprécier et de lutter contre les désirs d'exclusion d'où qu'ils viennent. Cette ouverture sur le monde n'empêche en rien un solide enracinement dans la culture bretonne comme en témoigne chaque année depuis trente éditions le festival du livre de Carhaix. C'est ce que ce 30ème anniversaire tentera à son modeste niveau de montrer.

Anwar Abu Eisheh, Président d'honneur du festival

Né à Hébron en 1951, a obtenu son doctorat d`état en droit à Paris-X Nanterre (thèse sur le régime juridique des immeubles en Palestine). Actuellement Professeur de droit civil à la Faculté de droit de l'Université Al Quds, membre du Comité de rédaction du code civil palestinien et membre du barreau palestinien. Depuis 1968 Membre de l'OLP pour laquelle il a assumé diverses responsabilités dans les domaines sportif, culturel et politique.

A participé en tant que conseiller ou expert à différentes missions d'étude (Union Européenne, Unesco, ISPROM).
* Ministre palestinien de la culture de juin 2013 à juin 2014
* Membre du Conseil municipal d'Hébron d'octobre 2012 à juin 2013 et depuis mai 2017
* Président de l'Association d'Echanges Culturels Hébron-France


Bibliographie
* « Mémoires Palestiniennes, la terre dans la tête », Ed. Clancier-Guénaud, Paris, 1982. Reédité par Chemins de Traverse en 2012
* « Le Mouvement Olympique » (en arabe), Beyrouth, 1990
* « Les fouilles archéologiques à Jérusalem et le droit international » (en arabe), Institut des Etudes de Jérusalem, Jérusalem, 2008.
* « Protection of Holy Places in International Law », dans « Religion and Politics: Sacred Space in Israel and Palestine », M. Breger, Y. Reiter and L. Hammer (eds.), Routledge, New York, USA, 2010.
* « Parcours d'un militant palestinien - de chauffeur de taxi parisien à ministre de la culture », Ed. La Croisée des Chemins, Casablanca, 2017.
 

Le mot du président d'honneur :

" La Palestine à l'honneur en Bretagne ....
Terre de particularismes, terre de souffrances jadis et maintenant mais aussi terre de culture, de richesses et d'histoire.
" Moi le Palestinien longtemps exilé, j'ai pu apprécié et apprécie encore le caractère combatif des Breton.ne.s dont la langue continue de vivre et qui produit de nombreux.ses auteur.e.s
Les livres ne meurent pas : ils informent quelle que soit leur catégorie (roman, essai etc.). Ils ouvrent de nouveaux horizons et introduisent le débat. Ils se transmettent et si les styles évoluent, ils ont ce pouvoir de faire connaître le quotidien aussi bien que les parcours de vie.
" La littérature palestinienne n'est pas que militante. La poésie, le théâtre, les contes, les essais, les livres documentaires ou de témoignages sont certes souvent marqués par l'occupation que nous subissons depuis des dizaines d'années. Pour autant, nos auteur.e.s s'attachent à faire vivre les Palestinien.nes dans leur environnement naturel et parfois dramatique et à faire connaître leur culture dans toutes ses dimensions. C'est ainsi que notre littérature rejoint l'universalité de l'art : être en harmonie ou en tension avec l'actualité quotidienne et la vie qui l'entourent. En ce sens, les auteur.e.s comme tous les artistes, sont les témoins privilégiés de l'éveil à soi et de l'éveil au monde. Que serait l'esthétique de l'art sans prendre racine dans la Vie ?
De jeunes talents émergent et s'épanouissent malgré et avec « les vents contraires » qui parfois les assaillent. Les « classiques » sont étudiés dans le cursus scolaire mais il manque, hélas, les moyens et supports de diffusion. Les métiers du livre sont encore en devenir....
" Souhaitons que les ouvrages présentés ici fassent mieux connaître aux lecteurs et lectrices l'âme de la Palestine et des Palestinien.ne.s, et le talent des auteur.e.s de ce pays qui n'aspirent qu'à une paix juste et durable sur une terre où bat aussi une part du coeur du monde."

Les invités du festival

Leïla Shahid

Leïla Shahid a fait des études de sociologie et d'anthropologie à l'Université américaine de Beyrouth (AUB), un des foyers historiques de la contestation politique palestinienne. Parallèlement, elle s'engage auprès de Yasser Arafat. En 1976, elle devient Présidente des étudiants palestiniens de France. Elle participe au lancement de la Revue d'études palestiniennes, qui sera publiée jusqu'en 2008.
Première femme à être nommée par Yasser Arafat représentante de l'Organisation de Libération de la Palestine (OLP) en Irlande en 1989, elle devient par la suite représentante de l'OLP auprès des Pays-Bas en 1990, avant d'être désignée Déléguée générale de Palestine en France, de 1993 à 2005 et à l'UNESCO de 1993 à 1996. De 2005 à 2015, elle est l'Ambassadeur de la Palestine auprès de l'Union européenne, de la Belgique et du Luxembourg.
Par ailleurs, Leïla SHAHID est notamment membre du Comité de patronage du Tribunal Russell sur la Palestine, dont les travaux ont commencé en 2009, membre des conseils d'administration de l'Institut des Etudes Palestiniennes et de l'Université de Birzeit.
Leila Shahid a pris sa retraite en 2015 et se consacre maintenant aux relations avec la société civile et avec le milieu culturel et artistique. Elle fait partie du Conseil International du MUCEM à Marseille et elle est Présidente d'honneur de la Chaire Mahmoud Darwish à Bruxelles. Depuis 2016, Leïla Shahid est présidente de la Société des Amis de l'Institut du monde arabe.

Sandrine Mansour

Historienne, chercheur au CRHIA (Université de Nantes) et conseillère historique et géopolitique pour des collectivités locales en coopération avec la Palestine. Collaboratrice historique pour des réalisateurs de films documentaires. Participation notamment aux films de Maryse Gargour, réalisatrice : La Terre parle arabe en 2009 et A la rencontre d'un pays perdu en 2013.

Livres et articles :
- L'histoire occultée des Palestiniens : 1947-1953 Éditions Privat. Toulouse, 2013
- L'ONU et les Palestiniens : de l'ambiguïté à l'impuissance. In Cahiers d'histoire, n°142, avril-mai-juin 2019.
- Israël-Palestine. Le conflit dans les manuels scolaires, coll. Syllepse, Paris 2014
- La naissance des mouvements de femmes au Levant In Nouvelles Questions Féministes, volume 35, n°2, 2016.
- La diaspora palestinienne au féminin In Diasporas, histoire et société, n°11, 2007 Thèse avec le professeur Henry Laurens : La Commission de Conciliation aux Nations Unies pour la Palestine (CCNUP) à travers les archives françaises. Mention Très bien avec les félicitations du Jury.

Ahmad Dari

Palestinien de Jérusalem, Ahmad DARI est né en 1964 ; il a passé le premier cycle de ses études primaires à Damas, ville qui avait fortement influencé son attachement à l'art islamique, et plus précisément à la calligraphie arabe qui est imprégnée dans la majorité des monuments historiques et patrimoniaux de la ville. Il part en France en 1985 pour étudier l'art ; après avoir passé sa première année préparatoire d'arts appliqués à Lyon, il rejoint l'École des Beaux-Arts de Valence, qui fait naître en lui un intérêt particulier pour la calligraphie arabe. Il y acquiert les procédés et les techniques qui lui permettront de développer une identité artistique qui lui est propre dans ce domaine particulier.
Une seconde étape importante dans sa vie fût son installation à Paris en 1990, où il poursuit des études d'arts appliqués et se spécialise dans l'apprentissage des techniques de couleurs. Son style, défini depuis le début de son parcours académique, s'affirme. Il concrétise ainsi dans un projet de recherche perpétuelle l'élaboration d'une oeuvre d'art basée sur les principes primordiaux de la lettre arabe, dans un style moderne et contemporain, tout en conservant les spécificités et préceptes fondamentaux de l'art traditionnel de la calligraphie arabe.

Ahmad DARI a réalisé et participé à d'innombrables expositions individuelles et collectives tant en France qu'à l'étranger ; il a également organisé des workshops pour adultes et enfants dans le cadre de différents festivals, activités de médiathèques, ainsi que des salons d'art créatifs.
Il est l'auteur d'importantes publications et a travaillé dans le domaine de la réalisation artistique et la conception de logos et prospectus.

Mohammed Berrada

* Né en 1938 à Rabat. Enfance à Fès. Etudes primaires et secondaires dans une école constituée par le Mouvement nationaliste.
* Licence ès-lettres de l'Université du Caire en 1960.
* Doctorat 3ème cycle en sociologie de la littérature, de la Sorbonne (1973).
* Maître de conférences à l'Université Mohamed 5 jusqu'au 1999.
* Elu Président de l'Union des écrivains du Maroc, de 1976 à 1983.
* A participé à plusieurs colloques et rencontres culturels à travers le monde arabe et non arabe.
* Publications : plusieurs livres de critique littéraire en arabe, et 7 romans dont 4 sont traduits en français chez Actes/sud, (Le jeu de l'oubli - Lumière fuyante - Comme un été qui ne reviendra pas - Vies voisines). Un cinquième roman traduit en français, chez Actes/Sud, est sorti en Février 2019 et porte le titre : Loin du vacarme. Quelques-uns de ses romans sont traduits aussi en anglais, espagnol, portugais, norvégien. Son dernier roman : Mawtoun Moktalif : Mort différente a eu le prix de Katara pour le roman arabe en 2017.
* A traduit plusieurs livres du français en arabe : Le degré zéro de l'écriture de Barthes - Printemps et autres saisons de Le Clézio...
* Il vit actuellement entre la Lèque (sud de la France), Beyrouth et le Maroc.

Yacouba Traoré

Yacouba Traoré est journaliste à la Télévision du Burkina, depuis 1985. Recruté comme journaliste reporter au plus fort de la révolution, II gravira les échelons pour occuper les postes de rédacteur en chef en 1992, directeur de la Télévision nationale en 2005, et directeur général de la Radiodiffusion télévision en 2009. Il occupa également de 1996 à 2001 le poste d'attaché de presse de l'ambassade du Burkina Faso en France.
Yacouba Traoré est titulaire d'une maîtrise en lettres modernes obtenue à l'université de Ouagadougou, Zogona, et d'un DEA en sciences de l'information et de la communication obtenu à l'université de Paris-il, Panthéon, Assas.

Bibliographie
* Gassé Galo, entre les lignes de mon journal, Éditions Kraal, Ouagadougou, Octobre 2012 (essai)
* Kroh ! Les femmes ont déserté la maison, Éditions Céprodif, Ouagadougou, Juin 2016 (roman)
* Un monde de murs et de pas mûres, Éditions Céprodif, Ouagadougou, Janvier 2018 (essai)
* Alimata Salambéré, Itinéraire et leçons de vie d'une femme debout, Éditions Céprodif, Ouagadougou, Juin 2019 (essai préfacé par Jean Louis Roy, directeur général de Bibliothèque et Archives nationales du Québec)

 

Éamon Ó Ciosáin

Éamon Ó Ciosáin est professeur de français et de breton à l'Université Nationale d'Irlande, Maynooth. Ses travaux sur la migration irlandaise en France à l'époque moderne sont parus en France et en Irlande. En collaboration avec A. Le Noac'h, il a publié trois volumes dans la série Immigrés irlandais au XVIIe siècle en Bretagne (Institut Culturel de Bretagne 2006, 2009, 2015) basés sur les mentions irlandaises dans les registres de paroisse. Il a également traduit de la littérature gaélique moderne en francais (Une Ile et d'Autres Iles, 1984 et dans Anthologie de la Poésie Irlandaise du XXe siècle, 1996) et en breton, et a collaboré avec le poète breton Herve Seubil gKernaudour. 
Son dernier ouvrage est An Bhrachlainn Mhór (Cló Iarchonnacht 2019), une édition de l'oeuvre en langue irlandaise de Tom O'Flaherty, le frère aîné de Liam O'Flaherty, natifs de l'île d'Aran.
Intervenant occasionnel autrefois sur l'actualité irlandaise en breton à Radio France Breizh Izel, il écrit des articles sur des sujets irlandais pour la revue en langue bretonne Al Lanv.

Azad Ziya Eren

Né le 27 octobre 1976 à Diyarbakır. Origines kurdes et arméniennes. Biologiste de formation, instituteur de profession. Poète, romancier, scénariste et illustrateur.
1981-1985 Premier exil à Çorum (proche de la mer Noire) avec ses parents instituteurs (suite du coup d'état de 1980).
1985-1988 Deuxième exil à Gaziantep.
1988-1990 Troisième exil, du père seul, à Giresun (proche de la Mer Noire). La famille, elle reste à Gaziantep.

1990-1992 Quatrième exil, du père seul, à Batman. La famille, elle, vit à Diyarbakır.
1997-2001 Université de Dicle à Diyarbakır : Diplôme de Biologie. Il a des engagements purement littéraires. Cependant sept mises en garde à vue.
1999 Arrêté et torturé.
1999 Publication de Karen, recueil de poèmes, ed. Kora, Istanbul.

2001 Instituteur à Sakızköy. Tient un journal.
2004 Publications de « Journal de Sakızköy », ed. YKY Istanbul.
2003-2004 Service militaire. Sévices et crise cardiaque soignée à l'Hôpital militaire İskenderun par la suite, il fera une autre crise cardiaque (2003) et est dorénavant soigné pour le coeur. Des journalistes viennent l'interviewer dans sa caserne à propos « Journal de Sakızköy ». Répit dans les mauvais traitements.
2004 Professeur de sciences au Collège de Mazıdağı.
2005 Professeur à Diyarbakır. Fondation de la revue Pitoresk Sanat (Art Pittoresque).
2007 Publication de Isoleopard, poèmes bilingues turc-français, ed. Libre Entreprise.
Publication de Rüyalar Prensi, Odilon Redon (Le Prince des rêves, Odilon Redon) essai, ed. Libre Entreprise, Diyarbakır.
Publication Eğri Yağmur (Pluie oblique, Fernando Pessoa), essai, ed. Libre Entreprise. 
2008 Bırakılma Koridoru (Le Couloir de l'abandon), poèmes, ed. Libre Entreprise, Diyarbakir. Ars Requiem, poèmes, ed. Libre Entreprise, Diyarbakir.
2009 l'Anthologie de la poésie turque contemporaine (édition Bleu autour). Fondation de la revue Palto Sanat (Art Paletot). Publication bilingue anglais-français-turc Nudité et poésie, textes et peintures, ed. Pars, Diyarbakır. Prix de poésie Metin Altıok pour les recueils Ars Requiem et Bırakılma Koridoru (Le Couloir de l'abandon). Publication Özenle Unutulmuş Parçalar (Extraits soigneusement oubliés), poèmes, YKY, Istanbul.

2010 Publication de Olethias, poèmes, ed. Pars Publication, Diyarbakır.
2010, février-mars, Résidence d'écriture à La Rochelle, Association Larochellivre, avec l'aide du Centre National du Livre, la région Poitou-Charentes, la Ville de La Rochelle (Centre Intermondes) dans le cadre de la Saison de la Turquie en France. Nombreuses rencontres à la Rochelle, Poitiers, Rochefort et Paris...
Première traduction en français de poèmes, non encore publiés pour certains et publiés pour d'autres dans Azad Ziya EREN, Tout un monde chez Bleu autour, mars 2017. Et dans J'ai vu la mer, une anthologie de poésie turque chez Bleu autour, 2010.
2011 Exposition de photos au Centre de Culture et Art Contemporain d'Ankara, Le Tour de France en 80 jours. Celle-ci clôt la Saison de la France en Turquie.
2012 Publication de Yitik Baykuş (Hibou perdu), poèmes, ed. Noktürn, Istanbul. Invité avec d'autres poètes à l'édition 2012 de Poesie der Nachbarn (Poésie des voisins) où des poètes étrangers sont traduits par des poètes allemands. Ses poèmes traduits par Joachim SARTORIUS, Klaus REICHERT sont publiés en langue allemande en 2013 dans un ouvrage collectif.
2013 Publication Uykudan Uzak(Loin du sommeil), essai et dessins, ed.Papirüs, Istanbul.
2015 Publication Ecclesia des massacres (il y a génocide), poèmes, ed. Hel, Ankara.
2015 Publication de Dâvûdun Kuşları (Les Oiseaux de David), poèmes, Ed. YKY, Istanbul.
2015 Publication de Saphirner Wind, poèmes, ed. Hel, Ankara.
2015 Publication de Sad Blue, poèmes, ed. Hel, Ankara.
2015 Court récit Graine à queue, publié dans Une Enfance turque (Editions Bleu autour).
2015 Journées internationales de la poésie et du vin organisées à Ptuj en Slovénie du 25 au 30 août. Ses poèmes sont traduits en slovène par Erna Pacnic Felek et publiés de Beletrina Academic Press.
2016 Publication en langue turque de ce même ouvrage sous la direction d'Elif Deniz.
2016 Blessé à deux reprises. (Diyarbakır)
2016 Son école est rasée.
2016 Mars 2016-février 2017, se réfugie à Istanbul avec sa femme et ses enfants.
2016, 9 septembre, Suspendu de ses fonctions d'instituteur par le gouvernement turc.
2016, 12 septembre, invité à l'université Johannes Gutenberg-Mainz, Allemagne. L'Etat turc n'a pas autorisé son départ à l'étranger.
2016, 19 décembre, Arrêté à l'aéroport d'Istanbul, son passeport a été confisqué. (Avec sa famille)
2017, Mai, Mise en disponibilité en vue d'un séjour d'un an aux USA (Université d'Harvard). Le projet n'aboutit pas à cause de l'annulations des passeports mais le bourse d'Harvard est toujours validée.
2017, Févriers, arrivés en France, avec sa famille 1e 13 février, pour une Résidence d'écriture organisée par la Ville de La Rochelle (Centre Intermondes) avec l'aide du « Centre national du livre ». Nombreuses rencontres à La Rochelle. Publication à cette occasion de Azad Ziya Eren, Tout un monde. Ed Bleu autour.
2017, en mai, Invité du Festival Étonnants Voyageurs de Saint-Malo ; en juin, publication d'Instituteur de campagne en Anatolie, édition Bleu autour.
2017 Septembre Résidence d'écriture en Auvergne. Nombreuses rencontres, Saint-Pourçain, Moulins, Vichy, Clermont-Ferrand...
2017, octobre, la revue littéraire Le Matricules des Anges lui consacre 3 pages.

2018, février, Attribution du prix la Nouvelle Salée, par l'association Le Sel des mots du Poulinguen à son récit Instituteur de campagne en Anatolie.
2018, 9 mars, participation à La Rochelle à un débat avec les poètes Tawny WATERS (USA), Aymen HACEN (Tunisie) sur le thème Pourquoi et comment écrire de la poésie aujourd'hui ?
2018, 18 Avril, Rencontre littéraire, Maison de la Poésie de Nantes.
2018 19 Mai, Remise du Prix la Nouvelle salée au Poulinguen.
2018 Mai, Invité au Festival Etonnants Voyageurs de Saint-Malo, 20 et 21 mai 2018. Débat avec Patrick CHAMOISEAU au premier Café littéraire du 20 mai. Publication à cette occasion de son roman Zagros, fils de Chronos, édition Bleu autour.
2018 Rencontre à La Rochelle à l'occasion de la sortie de son roman Zagros, fils de Chronos, édition Bleu autour. Le roman raconte de manière onirique le parcours de migrants (Chrétiens et les yézidis kurde) depuis le Kurdistan iranien jusqu'à La Rochelle. Mercredi 27 juin, rencontre-signature à la Librairie Les Saisons.
2018 Novembre (10 et 11 novembre), Participation au Salon du livre des Droits de l'Homme organisé par La Ligue des droits de l'Homme de La Rochelle. Signature et participation au débat : Quelle place pour les artistes migrants dans nos lieux, nos pratiques, nos échanges culturels ? Avec de nombreuses personnalités culturelles de la région Nouvelle Aquitaine.
2018 Decembre, Prix Littéraire du comité France-Turquie a Paris, pour « Zagros, fils de Chronos », aux éditions Bleu autour.
2018 Décembre, Lectures de pages de l'oeuvre d'Azad Ziya EREN par les comédiens de la Cie Caboch'Art et débat à la Librairie Les Rebelles ordinaires.

2019 Mars (11 au 16), Rencontres littéraire et ateliers avec les lycéens, Maison de la Poésie Transjuracienne/Saint-Claude.

 

Marie Rajablat

Marie Rajablat, bénévole française chez SOS MEDITERRANEE, a été infirmière de secteur psychiatrique. Elle a une longue expérience dans l'humanitaire. Elle a effectué deux missions à bord de l'Aquarius (hiver 2016 et printemps
2018) pour recueillir les témoignages des rescapés ce qui a donné "Les naufragés de l'enfer". Lorsqu'elle est à terre, elle est coordinatrice du soutien psychologique des équipes SOS à bord qu'ils rencontrent lors de toutes les escales.

Bibliographie
* Mille et un soins infirmiers en psychiatrie : Entre combats et magie de la rencontre (Eres, 2019)
* Les naufragés de l'enfer : Témoignages recueillis sur l'Aquarius (Digobar Editions, 2017)
* Schizophrénie et soins infirmiers (Elsevier Masson, 2004)
* La toilette : voyage au coeur du soin (Elsevier Masson, 1999) 

Les éditions des plaines

Depuis 1979, Les Éditions des Plaines sont au service de la littérature dans l'Ouest canadien, à Winnipeg, 
au Manitoba, en plein centre du Canada.

Les Éditions des Plaines publient principalement des auteurs de l'Ouest canadien ou des textes dont l'action se déroule dans l'Ouest. Son catalogue, comptant plus de 400 titres, est le reflet d'un programme de publication ciblé et diversifié. Sa collection d'oeuvres sur les Premières Nations, les Inuits et le peuple Métis figure parmi les plus étoffées au pays. Ses publications : livres jeunesse, pour adultes : romans, poésie, histoire, sont des oeuvres originales en français, des traductions de l'anglais, des publications multilingues, incluant des langues autochtones.

Parmi ses auteurs on retrouve des écrivains émergents et professionnels ; des personnalités comme le métis David Bouchard, membre de l'ordre du Canada, Daniel Lavoie, chanteur manitobain célébré à travers le monde ; des oeuvres ancrées dans leur environnement ou préfacées par des sommités telles Jane Goodall ou Claude Lévi-Strauss.
Les livres des Plaines sont disponibles en format papier et livrels dans les librairies, sur Amazon, FNAC, distribués en France par la Librairie du Québec à Paris. Les Éditions des Plaines sont présentes à des Salons/Festivals du livre en Amérique, en Asie et en Europe, dont Paris et des salons régionaux en France.

Visca per la Llibertat
Pour mieux comprendre la situation en Catalogne

L'association culturelle des Angelets de la Terra présentera lors de cette 30e édition du festival d livre de Carhaix, « Visca per la Llibertat ». Il s'agit d'une exposition collective de photojournalisme dédiée au processus d'autodétermination en Catalogne. Lors de chaque exposition elle diffuse un documentaire permettant de mieux comprendre ce processus. Puis, les Angelets proposent un débat avec le public. L'entrée est libre et gratuite.
45 photojournalistes offrent au public une exposition qui retrace chronologiquement les faits marquants du processus d'autodétermination du peuple catalan, depuis la première consultation populaire à Arenys de Munt, en 2009.
Cette exposition, inaugurée par le président catalan Quim Torra à la Casa de la Generalitat à Perpinyà, avait été présentée en septembre 2018 dans 26 commerces et galeries de Perpignan, car le festival de photojournalisme « Visa pour l'Image » avait refusé de traiter du processus catalan. De janvier à décembre 2019, « Visca per la Llibertat » sera exposée dans une quarantaine de communes de Catalogne Nord. L'objectif étant d'éclairer le plus large public possible sur ce processus pacifique, démocratique et civique.

Créée en 2001, l'association loi 1 901 « Angelets de la Terra » était à l'origine une penya de supporters de l'USAP et des Dragons Catalans. Depuis, elle soutient activement les projets visant à renforcer les liens entre les Catalans du Nord et du Sud, ainsi que le développement de la création artistique en langue catalane, particulièrement au travers de son collectif de musiciens (www.angeletsdelaterra.com).
Depuis mars 2018, les Angelets organisent aussi les « Concerts per la Llibertat », en solidarité avec les prisonniers et les exilés politiques catalans. Une centaine de musiciens d'Occitanie, de Catalogne Nord et Sud y ont participé bénévolement : Balbino Medellin, Gerard Jacquet, Goulamas'k, ... En décembre 2018, les Angelets ont fait un concert devant la prison de Figueres où était enfermée l'ancienne ministre du travail, Dolors Bassa.
Ils ont aussi convoqué plusieurs « Cassolades per la Llibertat » unitaires afin de dénoncer la répression judiciaire contre les Catalans du Sud et pour demander la liberté des prisonniers et exilés politiques catalans.
L'ensemble de ces actions, parrainées par l'ancien joueur de l'USAP Bernard Goutta et l'acteur Sergi Lopez, bénéficient du soutien de nombreux élus de Catalogne Nord et des trois derniers présidents de la Generalitat de Catalogne.

Plus d'informations : www.visca-llibertat.cat

Samedi 26 à 15 heures, dans la salle de cinéma du centre de Congrès Glenmor, grand débat avec les responsables de l'association Angelets de la Terra sur leur démarche et sur la situation en Catalogne. Un invité surprise devrait prendre la parole par visioconférence. Tout au long du week-end il sera possible de découvrir gratuitement l'exposition accrochée dans le hall du centre de congrès consacrée à la situation en Catalogne.

Des documentaires et diffusions de films pendant le festival...


En partenariat avec l'association carhaisienne « Contrechamp » seront diffusés au cinéma « Le Grand Bleu » différents films et documentaires illustrant le thème du festival.

Wait & Sea, dans les eaux troubles du Brexit 

Documentaire / 52 minutes
De Simon Coss et Antoine Tracou
2019 / Aligal Productions / Bretagne
Présenté dans une version accessible aux anglophones et aux francophones

Je m'appelle Simon Coss ! Je suis Anglais et je vis en France depuis 20 ans. Le 24 juin 2016 avec le Brexit je suis  redevenu un étranger qui ne fait plus partie de la communauté.
Antoine Tracou, un ami lui aussi réalisateur, m'a poussé à faire de mes amertumes un film. Mais quel film ? Qu'est ce qui nous unit et qu'est ce qui nous sépare entre Bretagne et Grande Bretagne ? La mer bien sûr. Alors nous sommes partis tous les deux du Guilvinec dans le Finistère sur un bateau de pêche breton pour aller de l'autre côté à Newlyne en Cornouaille. Nous avons essayé de comprendre les raisons de ce Brexit. Quelles en seront les conséquences ?
Au moment du départ annoncé, nous les avons écoutés, des deux côtés de la Manche l Ils se croisent sur l'eau depuis des siècles, ils pêchent les mêmes poissons, ils ont les mêmes soucis mais ils vont quand même se dire au revoir.

Samedi 12 octobre 2019 - 17h15
Dans le cadre des rendez-vous « Le Goût du Doc » Projection suivie d'une rencontre avec les
deux réalisateurs et d'une dégustation apéritive.

Le char et l'olivier

Documentaire / 52 minutes
De Roland Nurier
2019 / France

L'histoire de la Palestine, de son origine à aujourd'hui, loin de ce que les médias appellent le conflit israélo-palestinien. Experts internationaux, historiens, diplomates des Nations unies, juristes en Droit International mais aussi, témoignages de simples citoyens... Un éclairage primordial basé sur des éléments factuels incontestables, pour se débarrasser des clichés et idées reçues !

Dimanche 27 octobre - 10h15 en avant-première suivi d'une
rencontre avec le réalisateur.

Mare Amarum

Réalisé par Philippe Fontana avec les images de Stefano De Luigi, photographe embarqué sur l'Aquarius en janvier 2018 durant trois semaines. Ce film relate les conditions extrêmes d'un sauvetage tragique à travers l'oeil et les mots du photographe embarqué sur un des canots de sauvetage approchant l'embarcation en détresse.
Durée : 18 minutes

Dimanche 27 octobre - 14h30 suivi d'une conférence sur SOS Méditerranée.

La terre parle arabe 

Un film de Maryse GARGOUR
2007 | Documentaire | 61 mn | ROSE PRODUCTION

À la fin du 19e siècle, le Sionisme, un mouvement politique minoritaire, apparaît sur la scène internationale. Il reprend à son compte l'idée de créer un état juif quelque part dans le monde, de préférence en Palestine. Or, à cette époque et depuis des millénaires, « cette terre parle arabe », la Palestine est habitée par les Palestiniens. Comment les leaders sionistes vont-ils concilier leurs ambitions politiques avec la réalité palestinienne de la fin du 19e siècle ? La solution est prévue bien avant la déclaration Balfour de 1917. Les sionistes élaborent des plans, puis les mettent en
oeuvre en organisant le transfert des Palestiniens hors de leur terre. Tous les moyens seront utilisés, surtout la force.
Basé sur des citations de leaders sionistes, des archives audiovisuelles inédites, la presse de l'époque, des documents officiels, des interviews d'historiens et des témoignages de Palestiniens antérieurs à 1948, ce film jette une lumière crue sur une vérité brûlante, celle du nettoyage de la terre palestinienne par les sionistes.

Dimanche 27 octobre - 17h30 suivi d'un échange avec les invités palestiniens présents.

 

Le prix du roman de la ville de Carhaix : Frank Darcel pour son roman Vilaine Blessure

Frank Darcel a fondé en 1977 le groupe Marquis de Sade, reformé en 2017, qui a été invité dans les grands festivals européens à l'été 2018. Il a été le producteur d'Etienne Daho, James Chance, Paulo Gonzo et Alan Stivell.
Il est l'auteur de deux romans parus chez Flammarion en 2004 (Le Dériveur) et 2007 (L'Ennemi de la Chance) et d'un troisième (Voici mon sang) paru en 2011 aux éditions de Juillet.

Résumé de la 4ème de couverture :
« Des moments perdus remontent à la surface de sa mémoire comme des sacs de voyage et des sièges d'avion après un crash en mer. Sans logique apparente sinon que chaque flash lui rappelle ce plaisir acide qu'il a pris à infliger la souffrance aux autres. Et ça reflue depuis l'enfance : un chat aux yeux crevés, un camarade en pleurs, le nez en sang. Dans ce kaléidoscope morbide, il croise à nouveau le regard perdu de Savidan, et entend le Turc gémir. »
Vilaine Blessure est un roman choral dont l'action se déroule principalement à Rennes. Pendant trois semaines, à l'arrivée de l'été, les officiers de la police judiciaire sont confrontés aux situations les plus critiques qu'ils aient jamais connues. Viols aux mises en scène sophistiquées, rapt énigmatique de deux enfants, meurtre rituel vont les tenir en alerte et les mettre à l'épreuve sur fond de croyance new age.
Ces événements auront également pour conséquence de faire craquer le vernis de la haute société rennaise. La lieutenante de PJ Laure Jouan et son collègue Martial Hart vont enquêter au coeur d'un milieu fermé et intrigant, navigant d'un hôpital psychiatrique à un cimetière de la Métropole, en passant par une étrange école parisienne.

 

Ce qu'en pense le Jury...
" Une attaque rageuse avec une sorte de meurtre sadique rituel au Pérou. Un moderato vigoureux avec une brute friquée et un brave type paumé, à Rennes. Rennes qui devient l'axe central du maëlstrom rythmique composé par Frank Darcel, lequel n'oublie rien de l'art du guitariste fondateur du groupe Marquis de Sade. Rennes, son centre historique, ses beaux quartiers, sa périphérie, ses classes sociales, d'une haute bourgeoisie au petit peuple et jusqu'aux marginaux, malfrats et dealers compris. Et voici que tout s'accélère : disparition de deux adolescents ; jeunes femmes appâtées sur Internet, mal traitées puis relâchées ; mise au pas de délinquants par un flic brutal... Tout s'emballe, les intrigues, les affaires et jusqu'au temps dans quoi surnagent, enquêtent, essaient de vivre, la lieutenante de PJ Laure Jouan et son collègue Martial Hart qui peu à peu cimentent le récit. Le lecteur, lui, est captivé au fil de/et par les affaires qui naissent, s'enchaînent, se mêlent, avec une logique rigoureuse conduite par un auteur passé maître des hasards. On convient que bien sûr, ce ne pouvait être autrement : non, tel n'est pas coupable, bien sûr que tel autre... Quant au meurtrier du Pérou, il refera surface en plein Rennes pour précipiter les événements jusqu'au dénouement final. Les gamins enlevés ? Attendez voir..., et le reste à l'avenant.
La maestria du romancier Darcel qui mène son récit guitare battante, à la manière d'un Stephen King ou d'un Harlan Coben, ne suffirait à tenir le lecteur en haleine sur près de 600 pages. L'auteur est un fin psychologue, proche de Young. Chaque personnage renferme une profondeur d'âme qui lui donne chair.
Ainsi Laure Jouan possède une rationalité d'enquêteuse, que visite parfois le bazar intime de la jeune femme, que griffent rageusement les remontées mémorielles de l'enfance. Notre intimité reste le noyau central de nos vies, personnelle et sociale. Mais ne vivons-nous pas (nous : auteur, lecteurs, personnages) dans la réalité d'une modernité en crise, sociale, politique, philosophique, identitaire ? Et Darcel de se montrer sociologue à travers les dialogues et les réflexions de ses personnages, entre certitudes plus ou moins mal assurées et doutes plus ou moins bien ancrés. Vilaine blessure est un roman noir - sans que se perde tout espoir -, un thriller scientifique, un roman de haine mais aussi d'amour.
Sans concession, Frank Darcel a quelque chose en lui d'Albert Camus. Sadien libertaire qui récuse le sadisme, notre marquis littéraire a composé une polyphonie romanesque qui jointe aux grandes traditions du roman l'esprit de réalisme, de révolte et aussi de rêve qui caractérise la culture rock.
Breton, l'auteur s'enracine dans sa terre pour mieux ouvrir son épopée des temps modernes à l'universalité de l'humain tel qu'il fut, tel qu'il est. Frank Darcel, fouillant au scalpel nos vilaines blessures, en fait jaillir un chant puissant qui s'achèvera sur le sourire de Laure, reconquise par elle-même, acceptant ce qu'elle est et le monde tel qu'il va."
Yannick PELLETIER
Membre du jury du Prix du Roman de la Ville de Carhaix.

Korn ar Vugale / Espace jeunesse


Comme chaque année des animations ludiques et des ateliers culturels seront proposés à la jeunesse du festival ! En partenariat avec la ludothèque et la bibliothèque de Carhaix.

Un spectacle jeunesse : An Albatroz

« L'Albatros » raconte des histoires de mer et de ciel filées à travers la petite histoire de Jean-Marie Le Bris. Capitaine de marine à Douarnenez, Jean-Marie Le Bris était obsédé par une idée qui lui était venue en observant les oiseaux-planeurs pendant son service militaire dans les mers du sud : secourir en volant les marins naufragés en mer. De retour à Douarnenez, il construit un avion calqué sur le modèle d'un albatros.
Porté par le son de l'accordéon, ce spectacle donne vie à des tentatives souvent ratées, souvent fécondes aussi, ainsi qu'à des héros cabossés, des découvreuses de chimères et des oubliés de l'histoire. Des personnages qui, comme nous, tentent de se frayer un chemin dans le désordre du monde...

Lukaz Nedeleg : conte / Youen Bodros : accordéon diatonique
Dimanche 27 octobre à 16h - Salle « Klub »

 

Spered Gouez / l'esprit sauvage n° 25
La Légende de la Mort du temps présent


Pour son n°25, la revue annuelle Spered Gouez / l'esprit sauvage, publiée sous la responsabilité de Marie- Josée Christien par le Centre culturel breton Egin à l'occasion du festival, relie le particulier à l'universel, en rappelant que la conscience de la mort est le propre de notre humanité. Ce numéro annuel, tout à fait dans la thématique de cette 30ème édition, donne à découvrir une Bretagne ouverte sur le monde et sensible aux enjeux de notre temps.
Le sommaire s'ouvre sur un signe d'amitié en hommage au poète et critique toulousain Michel Baglin, plusieurs fois présent dans la revue et invité du Tamm-Kreiz du n°22, trop tôt décédé au début de l'été.

Georges Cathalo livre un billet d'humeur sur les blogueurs de poésie de la galaxie internet. Erwan Chartier-Le Floc'h rappelle l'importance d'Anatole Le Braz, écrivain, ethnologue et collecteur passionné dont La Légende de la Mort, grand succès littéraire à son époque, reste une référence majeure ayant contribué à faire connaître la culture populaire bretonne dans le monde. Louis Bertholom s'entretient avec Mohamed Miloud Gharrafi, poète, romancier et traducteur né au Maroc en 1966, enseignant à l'Université Rennes 2. Georges Cathalo, Jacques Josse et Marie-Josée Christien livrent leurs « Points de vue » sur Entrer dans le paysage de Georges Drano, poète né à Redon et vivant depuis les années 90 dans l'Hérault. Jean Bescond publie le troisième volet de son étude sur les relations entre le poète et traducteur polyglotte Armand Robin et le chanteur Georges Brassens. Armand Robin apparaît ici dans la correspondance de Brassens de 1948 à 1950. Le dossier central Tamm Kreiz donne à découvrir Jean- François Mathé, poète « à l'inquiétude fondamentale » qui, de la campagne du Poitou où il vit, « s'adresse à l'être humain dans ce qu'il a de plus intime, mais aussi de plus universel ».
La Légende de la Mort du temps présent « Est-il aujourd'hui tabou plus grand, déni plus flagrant, que celui de la mort ? » interroge en préambule Marie-Josée Christien, qui rappelle que « la manière de concevoir et d'aborder la mort en dit long sur le degré de cohésion et d'humanité de toute société ». Notre vingt-et-unième siècle occidental, « en séparant la mort du cycle de la vie », a rendu notre existence mortifère, « car elle nous interdit tout apprentissage de notre finitude. »

Se souvenant qu'à la croisée des 19ème et 20ème siècles, Anatole Le Braz avait collecté les récits et témoignages se
référant aux rites et aux usages populaires en Bretagne dans La Légende de la Mort, contribuant ainsi à faire connaître largement la culture bretonne, Spered Gouez invite ici à relever collectivement le défi « de penser et dire la mort de notre temps ». La « Danse funeste » de Sophie Degano en couverture donne le ton. 26 auteurs, dont 7 pour leur première publication dans la revue, tentent de renouer avec un imaginaire collectif qui se confronte aux interrogations, aux désirs, aux tourments de notre époque et de construire la légende de la mort du temps présent qui nous permettra d'être « intensément vivants ».

Au sommaire du n°25 :

Editorial : Amitié et poésie, en hommage à Michel Baglin (1950-2019)
Escale / Paouez : Mohamed Miloud Gharrafi, poète et traducteur né au Maroc en 1966, enseignant à l'Université Rennes 2 (dossier et entretien par Louis Bertholom)
Avis de tempête / Taol kurun : carte blanche à Georges Cathalo
Mémoire / Koun : Anatole Le Braz (1859-1926), par Erwan Chartier-Le Floc'h
Points de vue : Entrer dans le paysage de Georges Drano (Folle Avoine), lu par Georges Cathalo, Jacques Josse et Marie-Josée Christien
Coup de coeur de Jean Bescond : Armand Robin et Georges Brassens (3ème volet).
Chroniques Sauvages, critiques et notes de lectures des collaborateurs réguliers et occasionnels de la revue
Tamm-Kreiz : Jean-François Mathé ou l'inquiétude fondamentale (dossier de Marie-Josée Christien)
La légende de la Mort du temps présent : avec Guy Allix, Marc Baron, Louis Bertholom, Marie-Claude
Bourjon, Alain Brissiaud, Annie Cariou, Marie-Josée Christien, Gérard Cléry, Chantal Couliou, Hélène
Decoin, Jean-Marc Gougeon, Anne Guerber-Jézéquel, Michelle Labbé, Emmanuelle Le Cam, Mérédith Le
Dez, Jean-Luc Le Cléac'h, Brigitte Maillard, Pierre Maubé, Roland Nadaus, Lydia Padellec, Patrice Perron,
Morgan Riet, Jacqueline Saint-Jean, Philippe Simon, Sydney Simonneau et Olivier Verdun.

 

Lancement du livre de Roland Becker : " Les Soeurs Goadec " (éditions Ouest-France)

Nouveau livre : "Les soeurs Goadec"
Comment trois soeurs du centre de la Bretagne sont devenues des chanteuses mythiques.

Mythiques et excentriques, les soeurs Goadec traversent le 20e siècle en portant leurs chants immémoriaux du centre de la Bretagne à Paris. Pourront-elles faire entendre leur histoire, dans le fracas de la musique mondialisée ? L'enquête minutieuse de Roland Becker, compositeur et auteur reconnu, s'appuie sur une importante collecte de témoignages et d'illustrations.
352 pages illustrées - préface : Denez Prigent - Éditions Ouest-France.

Roland Becker, par ailleurs présent au Festival du Livre, et son éditeur présenteront ce nouveau livre officiellement, dimanche 27 octobre à 11h, hall Bernard Le Nail, Espace Glenmor.

 

 

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