Ville de Carhaix

Statue de Sébastien Le Balp

Information : Cette statue fait partie du Parcours du Panthéon de Carhaix, un circuit unique composé de 14 statues à découvrir à travers la ville. Chaque statue est un point d'intérêt vous permettant de plonger dans l'histoire et l'art de Carhaix.Pour enrichir votre expérience, vous pouvez découvrir chaque statue en scannant le QR code situé près de celle-ci. Si vous souhaitez aller encore plus loin dans votre exploration, nous vous recommandons de télécharger l'application Imagina. Disponible gratuitement sur Apple Store et Google Play, ou directement sur le site www.imagina.io, cette application vous offrira une visite immersive et interactive. Le parcours comprend 14 points d'intérêt, chacun étant accompagné de contenus variés tels que des audio-descriptions, des textes, des images et bien plus encore. L’application utilise des balises intelligentes placées près de chaque statue pour déclencher automatiquement le contenu associé dès que vous vous en approchez. Laissez-vous guider par votre smartphone et découvrez Carhaix sous un nouveau jour, à travers un parcours interactif et enrichissant.

Sebastian Ar Balp (en breton) est né en 1639 à Kergloff. Il est le fils du meunier François Le Balp et de Louise Caroff. Intelligent, il fut remarqué très tôt par M. de Plœuc, marquis du Tymeur, qui l'envoya étudier le droit à Nantes. Revenu dans le Poher, il épouse à 22 ans Anne Riou et devient notaire royal à Carhaix en 1664.

 

Lors de la révolte dite du Papier timbré ou des Bonnets rouges, la population du Poher trouva dès la première heure dans la personne de Sébastien Le Balp, notaire de la trêve de Kergloff en Cléden-Poher, un chef intelligent et audacieux, et qui, par l'autorité qu'il sut prendre sur eux, resta, jusqu'à la fin, l'âme de l'insurrection.

 

À l’origine, la crise économique de 1671 est de plus en plus difficile à supporter par les paysans dont les seigneurs exigent durement leurs droits en nature, en travail et en argent. En effet, depuis 1661, Louis XIV règne seul sur la France. Ses ambitions démesurées, ses guerres, son goût du luxe coûtent très cher.

 

Douze nouvelles taxes sont créées par son ministre des finances Colbert, entre 1664 et 1675 qui a décidé de passer outre les prérogatives des États de Bretagne qui ont refusé ces nouvelles taxes (l'édit d'union de la Bretagne à la France de 1532 spécifiait « Aucun impôt ne pourra être levé que par le Parlement et les États de Bretagne ». Néanmoins, en 1673, un papier timbré est exigé pour tout acte notarié.

 

En 1674, c’est la vente du tabac et une taxe sur la vaisselle d’étain qui tombe sous le contrôle royal… Le duc de Chaulnes, gouverneur de Bretagne, représentant du roi, explique à Colbert que les paysans s’émouvaient de la rumeur d’une nouvelle imposition sur le blé et sur le sel (gabelle)… La révolte gronde dans les villes et dans les campagnes.

 

Dans ce contexte, la population, excédée par la pression fiscale, refuse de nouveaux impôts sur le papier timbré et l'étain. La révolte des Bonnets rouges, (le nom de Bonnets rouges est lié au bonnet que les insurgés du Poher choisissent comme signe de ralliement, ceux du pays bigouden (sud-ouest du Finistère) avaient un bonnet bleu) démarrée dans les villes, gagne et s'amplifie dans les campagnes. Pendant deux mois — juillet-août 1675 — l'insurrection régna en maîtresse, dans la région de Carhaix.

 

Le 2 juillet 1675, les révoltés rédigent le plus abouti des codes paysans leurs revendications, tout autant antifiscales que politiques, sont exprimées par huit textes appelés « code pesovat » (ar pezh zo vat : ce qui est bon) qui montrent une volonté législative et réformatrice du mouvement des Bonnets rouges.

 

Le 11 juillet 1675, ils sont près de 6000 insurgés dans la région de Saint-Hernin et Kergloff à prendre d’assaut et brûler le château du Seigneur Toussaint de Trévigy, connu pour sa dureté contre les paysans. Début septembre 1675, Sébastien Le Balp mobilise 30 000 hommes et investit avec 2000 Bonnets rouges le château du Tymeur. Il tente d'enrôler le marquis Charles de Montgaillard, ancien colonel du régiment de Champagne, à la tête du mouvement armé. Le Balp compte ensuite marcher sur Carhaix et Quimper, puis affronter les troupes du duc de Chaulnes qui venaient d’être envoyées en Bretagne pour mater la rébellion.

 

Cependant, Claude, le frère de Charles de Montgaillard, tue par surprise Sébastien Le Balp dans la nuit du 2 au 3 septembre 1675, à la veille du soulèvement prévu. Privé de son chef, la révolte se désagrège mais reste très ancrée dans les mémoires jusqu'à nos jours. Lors de sa mort en 1675 il habitait à Garsangroas en Kergloff

 

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